NADIA

Je viens de la Russie, de la Sibérie profonde...


Depuis plus de quatorze ans de ma vie en France, quand je prononce cette phrase, c’est comme si je disais que je viens de la Lune. Qu’est-ce qu’on imagine en entendant ces mots ? Un endroit oublié par Dieu (comme disent les Russes), couvert de forêt dense où l’hiver est rude et interminable ? Où les habitants se promènent dans la neige jusqu’au cou avec leurs ours en buvant de la vodka pour se réchauffer ? Même aujourd’hui, pour le reste du monde, cette terre est peu connue, mystérieuse et sauvage.

Je viens de cet endroit lointain où le froid de la nature et la chaleur humaine se rencontrent.

Depuis toute petite, je suis allée au banya avec mes grands-mères. L’une avait son banya dans une petite cabane en bois chez elle à la campagne. Avec l’autre, on est allé dans les banias collectifs.

Je me rappelle de ces jours pas comme les autres. Traditionnellement, ce sont les samedis. Dans l’après-midi, chaque maison du village commence à chauffer son bania. Et la fumée du bouleau, du pin et du tremble flotte le long du rivage. Ma grand-mère prépare du linge propre. Son odeur de frais s’installe à la maison et se mélange avec les arômes de cuisson des infusions de plantes qu’elle a cueillies pour boire après le bania.

C’était de grands moments de bien-être et d’harmonie.


Dans les banias collectifs, il y avait deux parties, une féminine et une masculine. Je me suis retrouvée entourée par des femmes, des jeunes et des vieilles, des grosses et des minces. J’ai observé et écouté ces femmes qui partageaient leurs secrets de beauté et d’hygiène : des recettes de crème, de gommages et de modelages.

Dans cette ambiance, j’ai appris chaque soin, ses détails, les produits, les plantes, etc. En Russie, l’art du bania et sa connaissance représentent une tradition que l’on transmet. Les enfants commencent à pratiquer le bania dès le premier âge. Ils aiment beaucoup cette ambiance chaude, les arômes des plantes et la fraîcheur de l’eau versée dans un seau. En grandissant, les garçons sont initiés avec leurs pères ou souvent les grands-pères et les filles avec les mères et les grands-mères à la technique de friction avec des fagots. Au fil des années, avec une pratique régulière, j’ai tout appris sur le bania, sa philosophie, son univers, les soins, les différentes pratiques, les rituels, et surtout, les bienfaits uniques du bania russe.


Nadia Neupokoeva

BANIA BABOUCHKA

À la ville :


41bis avenue de la Tranchée

37100 TOURS

Ouvert du lundi au samedi

de 10h30 à 19h30

Fermé le mercredi

À la campagne :


La Loitière

37600 MOUZAY

Ouvert tous les jours

de 00h à 23h59 😀

07 67 61 91 38

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